COMMUNIQUÉ : Réaction de Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité Territoriale de Guyane, suite à son déplacement sur plusieurs sites clandestins d’orpaillage illégaux sur le fleuve Sinnamary

Rodolphe Alexandre s’est rendu ce jeudi 19 novembre 2020, aux côtés de Michael-Ange Jérémie, maire de Sinnamary, et de deux exploitants légaux, Renan Figueirodo et José Mariema, sur un site d’orpaillage illégal, sur le fleuve Sinnamary, non loin du barrage de Petit Saut.

 

« Je me suis rendu ce jeudi 19 novembre 2020, aux côtés de Michael-Ange Jérémie, maire de Sinnamary, et de deux exploitants légaux, Renan Figueirodo et José Mariema, sur un site d’orpaillage illégal, sur le fleuve Sinnamary, non loin du barrage de Petit Saut.
Malgré les risques induits par l’opération, nous avons souhaité constater, par nous-mêmes, plusieurs nouvelles exploitations aurifères clandestines qui nous ont été indiquées.

Sur place, c’est avec un profond sentiment de révolte et de colère que nous avons évalué l’ampleur des installations, les méthodes d’extraction, l’utilisation massive du mercure, les dispositifs existants … mais également la biodiversité anéantie, la pollution des eaux, l’exploitation humaine manifestes.
Cette mine clandestine existe au vu et au su de tous !

Au-delà de cette seule mine, c’est toute la Guyane qui est touchée au quotidien avec des centaines de mines clandestines, répertoriées d’Est en Ouest, et des garimpeiros qui violent notre territoire en toute impunité !

Face au pillage en règle de nos ressources, à la menace permanente et au désastre écologique, je m’interroge : dans quelle autre région de France accepterait-on un tel pillage en règle des ressources endogènes ? Dans quel autre territoire français des entreprises mafieuses construiraient à ciel ouvert de véritables villes, des maisons coulées en béton, et tout un système économique en leurs seins à seulement deux heures parfois de la capitale ?

C’est une véritable guerre qui est menée contre la Guyane et contre nos entreprises artisanales aurifères légales (dont une trentaine sont en attente d’une validation de la Commission des Mines depuis plus d’un an alors qu’elles ont suivi tout le protocole des lois environnementales).
Dans cette tragédie, c’est la dignité des Guyanais qui est remise en question et, au-delà, c’est la souveraineté de la France et la souveraineté de l’Europe, en Amazonie française, qui sont remises en question !

Face à cette calamité hors de tout contrôle et compte-tenu de l’insuffisance des dispositifs actuels, de l’immensité du territoire et du nombre effarant de sites clandestins répertoriés, j’interpelle ce soir le Gouvernement et demande qu’une réponse urgente et ferme soit apportée pour éradiquer cette
catastrophe sanitaire, humaine, écologique et économique ! »

Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité Territoriale de Guyane

 

Cliquer sur le lien pour télécharger le communiqué de réaction du président de la Collectivité Territoriale de Guyane :2020.11.19.Déplacement sur plusieurs sites clandestins d’orpaillage_réaction de Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité Territoriale de Guyane_CTG_CP

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