La Guyane, territoire français d’Amérique du sud

La Guyane est une Collectivité Territoriale Unique d’Outre Mer et fait donc partie du système administratif et politique français. L’État est représenté sur le territoire par le Préfet de Région, qui a la charge des intérêts nationaux, du respect des lois, de la sécurité et du contrôle administratif. La Guyane est organisée en deux arrondissements, Cayenne et Saint-Laurent du Maroni qui est la sous-Préfecture située à l’ouest du territoire Guyanais.

Localement la Guyane est administrée par :

  • la Collectivité Territoriale de Guyane; Le Président, Rodolphe ALEXANDRE, les vice-présidents et les conseillers régionaux délégués assurent le pouvoir exécutif. Chaque projet est soumis au vote de l’assemblée territoriale (51 conseillers régionaux élus pour 6 ans).

A l’échelon national la Guyane est représentée par des parlementaires, deux députés et deux sénateurs, ainsi que par un Conseiller Economique et Social. Il s’agit de :

  • Monsieur Gabriel SERVILLE, Député de la 1ère circonscription à l’Assemblée Nationale,
  • Madame Chantal BERTHELOT, Députée de la 2è circonscription,
  • Monsieur Antoine KARAM, Sénateur,
  • Monsieur Georges PATIENT, Sénateur – Maire de Mana,
  • Monsieur Jean-Étienne ANTOINETTE, Conseiller Economique et Social au Conseil Economique et Social National.

Localement, il faut aussi souligner la présence de chefs coutumiers pour les populations amérindiennes et les Grands Mans businengués qui sont des instances très importantes dans l’organisation des populations originelles de Guyane. Garants de la permanence des rites, juges suprêmes et médiateurs dans les conflits. Leur autorité est reconnue par les autorités de tutelles. Ils sont assistés par les ” Capitaines “, organisés en ” conseil ” et qui font régner l’ordre dans les villages qui jalonnent le territoire guyanais.

Selon les domaines, la Guyane appartient à des ensembles différents : terre d’Amérique, territoire français, élément de la communauté européenne. La Guyane fait partie de l’Union européenne, et bénéficie de mesures spécifiques qui adaptent le droit communautaire à la situation du département.

Depuis 1975, l’Outre-Mer bénéficie de Fonds Structurels Européens, et est éligible aux aides en faveur des régions ultrapériphériques en retard de développement.

L’Europe a reconnu que les 7 régions ultrapériphériques de la communauté (départements français d’outre mer, Açores et Madère, îles Canaries) subissent un retard structurel important. Les mesures spécifiques adoptées en leur faveur doivent viser à la fois l’objectif de l’achèvement du marché intérieur et celui d’une reconnaissance de la réalité régionale en vue de permettre à ces régions de rattraper le niveau économique et social moyen de la communauté. Les actions développées concernent les infrastructures portuaires et aéroportuaires, les équipements de télécommunication avancés, la recherche innovation ou encore la protection de l’environnement. Elles portent de manière importante sur la formation professionnelle, l’aide au secteur productifs générateurs d’emplois ou encore sur la coopération régionale.

La France est membre observateur au titre des DFA de l’Association des Etats Caraïbes (AEC) qui comprend 25 membres Etats et 11 membres associés. C’est un marché potentiel de 40 millions d’habitants.