[Séance plénière du 16 décembre 2020 ] Le Budget primitif 2021 adopté, Air Guyane remporte la Concession de Service Public pour l’intérieur du territoire

Les élus de l’Assemblée de Guyane se réunissaient ce mercredi 16 décembre 2020 en séance plénière. Une séance dédiée à l’examen de 23 dossiers parmi lesquels le vote du budget primitif 2021 de la CTG mais également la concession de service public portant sur les liaisons aériennes intérieures à la Guyane.

Le budget primitif 2021 s’inscrit dans la continuité de la stratégie exposée dans le Rapport d’Orientation Budgétaire qui a été soumis au vote de l’Assemblée.

En effet, si un redressement majeur s’est opéré entre 2017 et 2019 notamment grâce à la recentralisation du RSA et du RSO, obtenue au terme d’un long travail auprès de l’État, des difficultés liées au sous-financement structurel de la Collectivité, relevé par la Cour des Comptes en 2017, qui existait déjà pour les deux anciennes collectivités majeures, demeurent.

Cependant une maîtrise accrue des dépenses et des négociations poussées avec l’Etat, ont permis à la CTG de retrouver en 2019 un autofinancement positif.

Ce budget 2021 permet aujourd’hui à la Collectivité d’inscrire des crédits en fonctionnement conformes à ses besoins et s’inscrivant dans la trajectoire de maîtrise des dépenses visée à travers le plan de performance et décrite dans le Rapport d’Orientation Budgétaire.

« Ce budget est le reflet d’une continuité. Il est sincère et repose sur notre capacité financière propre ! Tous nos chantiers pourront se poursuivre.  Nous attendons maintenant de voir quel sera l’accompagnement financier de l’État suite au recours que nous avons lancé à partir des conclusions du rapport de la Cour des Comptes  » a indiqué le Président Rodolphe Alexandre

Les crédits inscrits permettent d’ores et déjà à la collectivité de mener et de répondre de manière opérationnelle aux grands enjeux du territoire et notamment dans les secteurs de l’éducation, du SDIS, de la culture, du sport, de la jeunesse, de l’action sociale, de l’aménagement, du développement économique, etc.

L’éducation

Il s’agit d’aller vers une montée en puissance des actions d’éducation, de formation et d’insertion. Soutenir l’ouverture de classes et de filières de formation, afin de répondre à l’augmentation des effectifs dans le secondaire, et permettre aux Guyanais de développer les compétences qui leur permettront de s’insérer sur le marché du travail sont des axes prioritaires.

L’Education -Formation constitue d’ailleurs l’axe majeur de la PPI.

 

Le SDIS

La mise à niveau du Service Départemental d’Incendie et de Secours suit son cours avec un accompagnement financier permettant de poursuivre la formation et le recrutement local des sapeurs-pompiers, les chantiers en cours des 4 casernes, la rénovation des bâtiments et l’acquisition d’équipements.

 

La Culture, le Sport et la Jeunesse

La Collectivité entend poursuivre la structuration et le développement associatif de ces secteurs à travers ses dispositifs d’aide, notamment en accentuant ses efforts dans le développement des équipements nécessaires à la pratique sportive et culturelle sur le territoire.

 

La santé et l’action sociale

Ces secteurs continueront à faire l’objet d’un effort accru, en témoigne notamment  la signature de partenariats avec l’Etat en 2019 et 2020. Il s’agira principalement de renforcer les actions en matière de Protection Maternelle et Infantile et d’accentuer les efforts dans le domaine de l’aide sociale à l’enfance à travers la poursuite de la restructuration des services et la réalisation de la MECS à Saint-Laurent du Maroni.

Enfin l’amélioration du maillage territorial permettra d’accroitre l’efficacité de l’accompagnement social global et la prévention.

 

Le développement économique

La Collectivité intervient aux cotés de l’état dans le cadre du plan de relance et poursuivra l’accompagnement des divers acteurs du tissu économique à travers plusieurs outils dont le déploiement d’aides et de prêts, la finalisation de la restructuration d’Alyse Guyane, l’accompagnement à la redynamisation des filières historiques et émergentes pour lesquelles plusieurs projets structurants (restructuration abattoir, ferme expérimentale de Socomou, mise à niveau des Iles du salut) prennent aujourd’hui corps.

 

L’aménagement durable et le désenclavement du territoire

Outre la poursuite des actions en matière de transports, d’environnement ou de développement urbain, d’importants chantiers d’infrastructures d’envergure prennent corps sur le territoire, parmi lesquels la mise en place de la nouvelle desserte aérienne de l’intérieur, la mise à niveau de l’aérodrome de Maripasoula ou encore la deuxième phase de la route Maripasoula Papaichton.

Le désenclavement numérique ne sera pas en reste puisque dès janvier des DSP satellitaire et fibre, projets d’investissement de grande ampleur, seront lancées dans l’objectif de couvrir en quelques années, l’ensemble du territoire en très haut débit.

De manière synthétique le budget primitif 2021 se décompose ainsi :

DÉPENSES

RECETTES
 

FONCTIONNEMENT

 

424 986 919,09

 

424 986 919,09

 

INVESTISSEMENT

 

177 768 627,69

 

177 768 627,69

 

Total

 

602 755 546,78

 

602 755 546,78

Vers la sortie de l’emprunt toxique

Les négociations menées par la CTG avec l’État ont très récemment permis d’obtenir la garantie d’une dotation de 20 millions d’euros qui permettront d’accompagner la CTG dans l’apurement de son passif budgétaire, et plus particulièrement d’un emprunt toxique datant de plus de 10 ans. Ce passif budgétaire qui pèse sur la structure financière de la CTG, comprend également les admissions en non valeur (immobilisation des avoirs, remboursements liés au RSA etc) qui font l’objet d’un travail important des services en faveur d’un apurement.

Le budget primitif présenté ce jour a été adopté par l’Assemblée de Guyane.

 

Air Guyane remporte la Concession de Service Public portant sur les liaisons aériennes intérieures à la Guyane

Autre rapport important soumis à l’approbation des Conseillers territoriaux, celui relatif à la Concession de service public (CSP) portant sur les liaisons aériennes intérieures à la Guyane.

La Collectivité Territoriale de Guyane  a décidé par délibération du 12 juin 2019 – pour la mise en œuvre du service de transport aérien intérieur – le recours à une concession de service relevant de l’ordonnance n° 2016-65 du 29 janvier 2016 et du décret n° 2016-86 du 1er février 2016 relatifs aux contrats de concession. La concession de service prend la forme d’une Délégation de Service Public (DSP) au sens des articles L1411-1 et suivants du Code Général des Collectivités Territoriales.

Aussi, la consultation lancée par la CTG le 31 janvier 2020 a pour objet la désignation d’un ou plusieurs opérateurs pour la réalisation des liaisons intérieures dans les conditions des obligations de service public (OSP). La délégation comporte un lot Est (Cayenne-Camopi-St Georges de l’Oyapock) et un lot Ouest (CayenneSaül-Maripasoula-Grand Santi-St Laurent du Maroni), les lots pouvant être attribués à deux opérateurs distincts ou à un même opérateur.

Trois candidats ont répondu à cette consultation :

  • La Compagnie aérienne interrégionale Express (CAIRE) qui est le Délégataire actuel exploitant 15 avions de deux compagnies : Air Guyane et Air Antilles;
  • Atlas Voyages
  • AIR CM Global

Au terme de deux sessions de négociations qui se sont déroulées durant les mois de septembre et d’octobre 2020 ayant abouti à une appréciation des candidats et à un  classement des offres finales de ces derniers par application des critères de jugement des offres annoncés dans le règlement de la consultation, le Président de la CTG propose donc de désigner l’offre de CAIRE comme étant celle qui présente le meilleur avantage économique global par application de ces critères et donc de lui attribuer le lot Est.

Une proposition adoptée par l’Assemblée.

“La grande nouveauté dans le cadre de cette CSP, c’est la déserte de Camopi qui débutera à partir de février. Nous pourrons commencer les essais puisque la piste d’aviation a été officialisée par la Direction Générale de l’Aviation Civile. Avec l’ATR nous voulons aller vers une desserte du Suriname, de Curaçao, mais également de Macapa et de Bélem”, a précisé Rodolphe Alexandre.

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