[Réunion sur le projet Guyane] Les travaux se poursuivent

Les travaux concernant le Projet Guyane se poursuivaient  ce jeudi 29 avril 2021, à l’Hôtel Territorial en présence des différents collèges (CTG, Parlementaires, Maires, EPCI, GRAND Conseil Coutumier Front pour l’évolution statutaire, CESECEG).

Au centre des débats figuraient plusieurs points qui n’ont pas fait consensus lors de la dernière séance, tels que la question de la gouvernance, qui divise les pro-monocéphale et les pro-bicéphale, mais également celle des districts, de la notion de corps électoral restreint. Les Lois Peyi et la place de la Guyane dans l’Europe étaient également au centre des travaux.

Et c’est par un retour d’analyse d’Olivier Magnaval, du cabinet Claisse et Associés sur les propositions faites pour la question d’une organisation territoriale en districts. Pour cet avocat la question cruciale est de savoir s’il s’agirait de subdivisions de la collectivité ou d’entités indépendantes. Isabelle Patient, vice-présidente de la CTG a quant à elle attiré l’attention du groupe de travail sur les questions  du financement de ces nouvelles collectivités et de leurs liens avec les communes. Pour le Maire de Saint-Laurent du Maroni, il s’agirait d’aller vers une organisation avec des élus par districts qui siégeraient à la collectivité territoriale.  François Ringuet, Maire de Kourou a pour sa part montré un certain scepticisme face à ce qui lui semble être un retour à l’organisation du conseil général, selon des cantons.

C’est ensuite sur la question des « Lois Pays » que le groupe de travail s’est penchée au terme d’une présentation de Patrick Lingibé, bâtonnier de Guyane des caractéristiques du modèle de la Polynésie Française, collectivité d’outre-mer dont l’autonomie est régie par l’article 74  de la constitution. Aussi, celui-ci a insisté sur les 13 domaines restés des domaines régaliens sous ce statut, avant d’expliquer le pouvoir de contrôle du Conseil d’État  sur ces « Lois Pays » à priori.

Autre question importante abordée ce jour : gouvernance. Une question qui n’a pas fait consensus.

Qu’est-ce qu’une organisation bicéphale ?

Dans une organisation bicéphale, la collectivité est organisée avec un exécutif et un président de l’assemblée délibérante.

A contrario, une organisation monocéphale est le modèle actuel de fonctionnement de l’Assemblée de Guyane. Pour Isabelle Patient qui défend ce modèle de gouvernance « Il ne faut pas changer ce qui fonctionne. Ici à la CTG, il y a une opposition qui a  toujours été libre de s’exprimer. Maintenant, il y a une majorité, c’est ainsi, c’est le processus démocratique »

Enfin, sur la question de la place de la Guyane dans l’Europe, tous s’accordent à dire que l’Europe est un partenaire important. Seulement pour certains, il est urgent de repenser les relations entre la Guyane et celle-ci.

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