Réaction de la CTG – Remise en question du bien-fondé du financement européen du dossier « Haut débit » par la Cour des Comptes

Le rapport de février 2019 de la Cour de Comptes sur la gestion des fonds européens par les collectivités ultramarines met en exergue de prétendues irrégularités sur le dossier « Haut débit » en Guyane dont la continuité de la mise en œuvre est aujourd’hui assurée par la société publique locale de la Collectivité Territoriale de Guyane : la SPLANG.

Il y est fait état d’un emploi malencontreux des fonds européens puisque le projet numérique n’aurait finalement pas atteint ses objectifs, selon le document, qui réduit également le choix technique établi à des équipements qui seraient « surannés ».

Il est évident que la Collectivité Territoriale de Guyane conteste l’analyse proposée par le rapport sur ce dossier, y voyant une méconnaissance de la réalité du territoire.

Elle rappelle, pour une première part, que seule la délégation de service public de l’ex-Région Guyane a permis la construction à ce jour, de l’unique dorsale hertzienne terrestre desservant l’intégralité de la zone littorale.

Ce réseau reste l’infrastructure vitale des télécommunications en Guyane. Ainsi, le financement européen conditionnant sa réalisation a permis d’assurer la continuité numérique sur le littoral. Au-delà, il a indirectement contribué à l’éclosion d’un marché de télécommunications composé de plusieurs opérateurs privés.

Autre objectif de la stratégie numérique territoriale : la connexion des populations isolées. Il a été atteint via une couverture satellitaire qui a pu être mise en œuvre grâce à la récupération totale des équipements de la précédente délégation de service public, décriée dans le rapport, qui forme l’ossature de l’infrastructure actuellement en service.

Ainsi, il n’y a pas eu d’obsolescence des matériels mais une utilisation de ces derniers selon un autre mode de gestion, dans une logique efficiente d’ingénierie publique menée par la SPLANG.

Aujourd’hui, l’offre numérique tend vers la saturation, preuve de son succès. Par conséquent, la CTG s’attelle à son renforcement avec le développement de nombreux autres projets structurants, notamment : la construction d’un câble sous-marin dont le financement a été récemment acté par la Banque Européenne d’Investissement ; et le déploiement de la liaison en très haut débit entre Saint-Laurent-du-Maroni à l’ouest, Cayenne au centre et Saint-Georges de l’Oyapock à l’Est.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

X