Politiques : Échanges sur la biodiversité

Ce lundi 4 juin 2018, la 1ère Vice-Présidente de la CTG Hélène SIRDER recevait le Député Européen Yanick JADOT en visite sur le territoire du 4 au 6 Juin 2018.
Pour cette visite de courtoisie, il était accompagné par une délégation composée de membres du parti Guyane écologie Michel DUBOUILLE et Alexis TIOUKA, et de son attaché parlementaire Alexis BRAUD. Cette rencontre avait pour objet d’échanger sur les positions de la CTG quant aux dossiers miniers (or et pétrole).

La Vice-Présidente a tout d’abord tenu à rappeler la démographie guyanaise non maîtrisée dont les chiffres remis en question par la CTG impactent la gouvernance des dispositifs publics.

Le contexte guyanais appelle à des mesures dont certaines doivent être prises à bras le corps aujourd’hui. La CTG travaille à la mise en place de modèles économiques amazoniens qui tiennent compte de la réalité guyanaise. Il ne s’agit pas que de l’or ou du pétrole, il est nécessaire d’exploiter toutes les ressources, toutes les potentialités.

Cependant, l’émergence de certains secteurs (bois et pêche par exemple) est à prévoir sur le long terme, contrairement à ces projets miniers qui peuvent commencer aujourd’hui et faire levier, avec leurs retombées, sur la capacité publique à accompagner les autres activités économiques.

De plus, la Guyane est un territoire en développement dans un ensemble européen développé. Ainsi, appliquer toutes les strates réglementaires limite la transition que tente de mettre en œuvre les Guyanais.

La Vice-Présidente insiste sur le fait que la biodiversité fait partie des combats menés par la CTG. Récemment encore, elle a dénoncé la carte de la biodiversité présentée par le gouvernement, l’absence de continuité écologique et le manque de considération du caractère continentale de la situation guyanaise. L’exploitation illégale est la première menace, actuelle et concrète de la biodiversité en Guyane, rappelle-t-elle. Il faut renforcer les moyens de lutte contre ces fléaux.

Les interlocuteurs s’accordent sur le bien-fondé du développement économique de la Guyane qui ne peut rester « sous cloche » et sur la nécessité de la mise en place d’une compensation pour les régions qui protègent la biodiversité comme la Guyane.

En conclusion de l’échange, la Vice-Présidente a insisté sur le fait que toutes les forces sont bienvenues dans la construction de projets fédérateurs moteur du territoire. Elle appelle à dépasser le constat est actuel : trop nombreux sont les dénonciateurs externes, rarement présents en amont et qui disparaissent très vite une fois la consultation terminée.

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