Mouvement des scieurs et exploitants forestiers : sortie de crise

Ce mardi 14 mars 2017, le Président de la Collectivité Territoriale de Guyane, Rodolphe Alexandre, recevait, en présence notamment de sa 1ère Vice-Présidente, Hélène Sirder, déléguée aux Mines, à l’Énergie et au Développement durable et  de son Conseiller Territorial, Jocelyn Ho-Tin-Noe, du Secrétaire Général aux Affaires Régionales, Philippe Loos, et du Président du MEDEF, Stéphane Lambert, les représentants du mouvement opposant les scieurs et exploitants forestiers à l’Office National des Forêts (ONF), le Président de l’Interprobois, Grégory Nicolet, et le Directeur de l’ONF, Eric Dubois, autour d’une réunion de travail. Objectif : trouver un consensus aux revendications faites suite à l’annonce de la hausse tarifaire du mètre cube de bois, mettant en péril la filière. Un accord de sortie de crise a été signé à l’issue de cette rencontre.

 

La réunion a débuté par une explication d’Eric Dubois de la situation de l’ONF, qui subit une orientation ferme de l’Etat visant à réduire le déficit au niveau des Outre-Mer, et notamment de la Guyane, mais qui dans le même temps, subit également une réduction des subventions octroyées, et un retard des projets biomasse.

Grégory Nicolet a également dressé un état des lieux de la situation des scieurs et exploitants forestiers, qui se trouvent également en difficulté, perdant constamment des parts de marché, et pour qui la biomasse constitue un véritable enjeu.

Après de nombreuses négociations, ont notamment été actés les points suivants :

  • l’ONF sursoit à toute augmentation du prix de vente du bois surs pieds jusqu’au 1er janvier 2018.
  • Une réunion sera organisée, avant le 30 septembre 2017, avec le collectif des exploitants forestiers/scieurs, afin d’apprécier la situation économique de la filière et de décider de la prorogation ou non du dispositif.
  • Les ministères concernés seront saisis de la nécessité de définir, avant le 15 avril 2017, des tarifs de rachat des unités de biomasse et de leurs conditions fiscales.
  • Les autorités publiques devront s’engager à agir pour l’émergence, dans les délais les plus brefs, d’une véritable filière biomasse. Concernant les projets en cours, les procédures d’avis et d’autorisations environnementales, économiques, et fiscales, devront être achevées le plus rapidement possible en vue de permettre leur réalisation et leur mise en route au plus vite.
  • Un comité stratégique de la filière forêt/bois, présidé par la CTG, devra être crée. Une réunion de préfiguration devra intervenir avant le 15 avril 2017.

L’objectif est double : aboutir au règlement des points de désaccord, et définir, à moyen et long terme, une stratégie de développement de la filière, dans le cadre des orientations et politiques territoriales telles que définies dans le Schéma régional de développement économique, d’innovation et d’internationalisation (SRDEII) et le Plans Régionaux de la Forêt et du Bois (PRFB).[/vc_column_text]

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