La Collectivité Territoriale de Guyane, membre fondateur de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, s’associe pleinement à la Commémoration Nationale de la Mémoire de l’Esclavage et de ses Héritages, commémoration coordonnée par la Fondation

A l’invitation de Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité Territoriale de Guyane, M. Jean-Marc Ayrault, ancien Premier ministre et président de la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, avait participé à la cérémonie protocolaire du 10 juin 2019 au Jardin botanique, où se trouve érigé le mémorial des libres et citoyens de Guyane de 1848, inauguré en 2017.

 

La Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage, fondation reconnue d’utilité publique le 12 novembre 2019, a pour objectifs à l’échelle nationale et internationale :

  • de soutenir la recherche historique,
  • de soutenir les projets de mémoire et d’identification du patrimoine et des ressources artistiques et sociales liées à cette histoire,
  • de stimuler des projets multimédia et des actions pédagogiques,
  • de susciter une programmation annuelle nationale

Les actualités et la programmation de la commémoration de la Fondation est disponible en ligne sur :

– le site Internet :

https://memoire-esclavage.org/ et http://gip-mmeta.org/

– la chaîne Youtube :

https://www.youtube.com/channel/UCqv2Fp643NOB04p5QZhUweg

– les  réseaux sociaux :

 

Dans le cadre du Mois des Mémoires (du 10 mai au 10 juin) et des commémorations prochaines de l’abolition de l’esclavage en Guyane, la CTG propose chaque semaine des ressources inédites

Dans le cadre de cette commémoration, du 27 avril au 10 juin 2020, chaque semaine, les registres d’une circonscription ancienne de Guyane sont et seront présentés.

La Collectivité Territoriale de Guyane poursuit ainsi la mise en ligne de ressources documentaires inédites sur l’esclavage et le marronnage en Guyane afin que chacun puisse découvrir l’édition intégrale de l’État civil des esclaves de Guyane et des déclarations de marronnage.

Calendrier de diffusion des registres

  • Semaine du lundi 27 avril 2020 : Mapa / Oyapock / Approuague
  • Semaine du lundi 04 mai : Roura / Kaw
  • Semaine du lundi 11 mai : Ile-de-Cayenne / Montsinéry
  • Semaine du lundi 18 mai : Tonnégrande / Tour-de-l’Ile
  • Semaine du lundi 25 mai : ville de Cayenne
  • Semaine du lundi 1er juin : Macouria / Kourou
  • Semaine du lundi 08 juin : Sinnamary / Iracoubo / Mana
  • 10 juin: avis de marronnage en Guyane pour les années 1821 à 1848

Semaine du lundi 04 mai 2020: Roura / Kaw

Après les registres d’état civil de la circonscription de Mapa et des quartiers d’Oyapock et d’Approuague publiés précédemment (« [Abolition de l’Esclavage – du 27 avril au 10 juin 2020 – Mapa / Oyapock / Approuague] Diffusion de l’édition intégrale de l’état civil des esclaves de Guyane et des déclarations de marronnage (1834-1848) »), la CTG propose un ensemble de données inédites, sur les esclaves de Roura et de Kaw pour les années 1834 à 1848 : 15 années de naissances, mariages et décès d’esclaves sur les habitations, soit plus de 1 600 actes en accès libre.

Télécharger les documents à partir des liens suivants ou consulter directement les documents au format pdf ci-dessous :

 

Roura (activer la flèche)  [pdf-embedder url=”https://www.ctguyane.fr/www/wp-content/uploads/2020/05/roura-1834-1848-esclaves-dition-05-2020-1.pdf” title=”Roura 1834-1848 esclaves_édition 05 2020″]

 

Kaw (activer la flèche)  [pdf-embedder url=”https://www.ctguyane.fr/www/wp-content/uploads/2020/05/kaw-1834-1848-esclaves-dition-05-2020-1.pdf” title=”Kaw 1834 1848 esclaves_édition 05 2020″]

 

A venir la semaine prochaine, l’édition des registres des quartiers de l’Ile-de-Cayenne et de Tonnégrande…

 

Rappel du contexte historique de production des registres

Le ministère des Colonies, par ordonnance royale du 4 septembre 1833, puis la colonie de la Guyane, par arrêté local du 6 novembre 1833, établissent l’état civil des esclaves.

« Article 1er – Les commissaires-commandants dans les quartiers et à Cayenne, le lieutenant commissaire commandant de la ville, remplissant les fonctions d’officier de l’état-civil, sont chargés de recevoir les déclarations de naissances, de mariages et de décès des esclaves. Les déclarations seront faites verbalement ou par écrit. Dans le dernier cas, l’écrit sera déposé à la fin de l’année au greffe du tribunal avec le double du registre dont le dépôt doit avoir lieu audit greffe. »

Les registres primata demeurèrent sous la gestion de l’autorité du chef-lieu des quartiers, devenus communes. Les duplicata, envoyés au greffe du tribunal de première instance de Cayenne, furent déposés à la section Outre-mer des Archives nationales en 1956 pour assurer leur conservation.

Les avis de marronnage, que les propriétaires d’esclaves devaient déclarer au commissaire commandant de leur quartier, étaient régulièrement publiés dans le périodique officiel, la Feuille de la Guyane française. Leur nombre n’est pas établi (plusieurs milliers de cas de marronnage, d’arrestation, de retour, d’emprisonnement). Ces avis constituent la principale source sur l’histoire du marronnage du début des années 1820 au 10 août 1848 et apportent quantité d’informations sur l’histoire des parcours individuels et familiaux.

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