JPA : les vertus amérindiennes des plantes médicinales en conférence

6e JOURNEES DES PEUPLES AUTOCHTONES

VERTUS AMERIDIENNES DES PLANTES MEDICINALES DE GUYANE

La question des « plantes médicinales et de la perception de la nature chez les Wayana » était au cœur de la conférence du mercredi 03 août animée par Marie Fleury. Après avoir apporté, la veille, des informations fondamentales sur l’histoire des peuples autochtones de Guyane, en étudiant la toponymie des noms des villages amérindiens du Maroni, l’Ethnobotaniste et Anthropologue, en approchant cette fois-ci les Amérindiens par l’angle des plantes médicinales, aura permis dans cette nouvelle communication d’aborder la mince frontière qui sépare le matériel et l’immatériel selon la conception du monde élaborée par les autochtones d’Amazonie.

D’après Marie Fleury, dans le monde amérindien, tout traitement thérapeutique mené par l’action des plantes médicinales se  fait à la lecture d’éléments fondamentaux qu’il s’agit d’identifier pour être soumis à l’interprétation. En fait, ces techniques se basent sur le pragmatisme d’une diversité culturelle qui se fonde sur la connaissance de savoirs traditionnels. Ces savoirs qui composent le substrat des peuples premiers de Guyane sont résolument mis en application par l’entremise d’un leader incontournable dans le village, le Chamane qui en l’occurrence, seul peut faire appel à la spiritualité. Dans la pratique coutumière, la mythologie, les interdictions alimentaires, la transgression représentent autant de facteurs qui entrent en association entre les hommes, les végétaux et les animaux qui régissent la vie sur terre.

Le public studieux apprend également que les pouvoirs de guérison du Chamane s’exercent, entre autres, à travers les racines de tabac qui servent à faire le lien entre le monde des êtres vivants et le monde des esprits. Chez les croyances « Wayanas », les maladies seraient irrémédiablement liées à la rupture d’un interdit. Elles méritent un traitement différencié, et au cas par cas, selon que la victime soit victime ou coupable. Sensibles à la transmission du Patrimoine et à la relation entre la Science et la Recherche, Hervé Robineau, Rolande Chalco-Lefay, Anne Gaelle Joseph et Olivier Maignien les Conseillers Territoriaux présents au cœur de l’Assemblée se sont montrés attentifs aux notions de connexions entre le monde matériel et immatériel. Acteurs, d’une conférence qui représentait un intérêt particulier dans un pays, la Guyane, qui compte plus d’espèces animales et végétales que toute l’Europe réunie.

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