Grève de l’UTG-CGT santé : les élus de la CTG en médiateurs d’une négociation avortée

Ce vendredi  5 mai 2017, le Président de la Collectivité Territoriale de Guyane, Rodolphe ALEXANDRE, accompagné de ses vice-présidents, Catherine LEO, Hélène SIRDER, Isabelle PATIENT, Jean-Claude LABRADOR, et de ses conseillères territoriales, Emilie VENTURA, et Elainne JEAN, le Président de l’Association des Maires, David RICHE, et les parlementaires de Guyane, Antoine KARAM, Gabriel SERVILLE et Chantal BERTHELOT, se réunissaient avec le Directeur de l’Agence Régionale de Santé (ARS), Jacques CARTIAUX, la Directrice du Centre Hospitalier Andrée ROSEMON, Céline DROUIN, ainsi que les représentants du syndicat UTG-CGT santé, en grève depuis maintenant 6 semaines.

En effet, suite à la réunion de ce jeudi 4 mai 2017, l’ARS s’était dite prête à de nouveau rencontrer les grévistes sans aucune restriction en matière de durée et de fréquence des échanges, afin de trouver au plus vite une issue favorable.

La rencontre a débuté par une intervention des élus qui, unanimement, ont exprimé leur souhait de voir s’engager des discussions et des travaux fructueux, pour une sortie de crise rapide.

Rodolphe ALEXANDRE a également réaffirmé son engagement total à un développement majeur du territoire dans tous les secteurs, et sa disponibilité, ainsi que celle de ses élus, afin d’apporter toute la contribution nécessaire aux négociations.

Les représentants du syndicat, mené par la Secrétaire générale, Patricia SAID, ont ensuite fait part de leurs revendications portant notamment sur les besoins en effectifs du centre hospitalier, sur le manque de matériel, sur les différents problèmes d’insécurité, rencontrés aussi bien par le personnel que par les patients, et les problèmes d’hygiène et de vétusté de l’établissement.

Les besoins en effectifs représentent une part essentielle des revendications portées par le syndicat. C’est un besoin de 239 postes supplémentaires (infirmiers, aides-soignantes, auxiliaires de puériculture, sages-femmes, kinésithérapeutes, ou encore psychiatres et pédopsychiatres) qui a été recensé.

En effet, les représentants des syndicats et les agents présents ont dressé un état des lieux des problèmes rencontrés au quotidien par l’ensemble du personnel, problèmes dus à un manque chronique d’effectifs. Ils ont tenu à souligner l’importance de ne pas se baser sur les ratios imposés par la loi, qui conviennent à la France hexagonale, et donc de prendre en compte la réalité du terrain, afin de trouver des solutions adaptées aux spécificités locales.

Le Directeur de l’ARS s’est dit prêt à prendre en charge la création de 5 postes, dans un premier temps, puis de 10 postes supplémentaires dans un deuxième temps, propositions fermement rejetées par le syndicat, compte tenu de l’importance des besoins.

Près de 7h de réunion n’auront pas permis d’aboutir à un consensus, le syndicat refusant de continuer les négociations tant que la question des effectifs ne serait pas réglée.

Une prochaine rencontre devrait avoir lieu mardi 9 mai 2017.

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