Convention de Carthagène : La CTG hôte de la réunion intergouvernementale

Du lundi 13 au vendredi 17 mars 2017, se déroulait en Guyane, sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), la Conférence des parties (COP) de la Convention de Carthagène, réunissant l’ensemble des pays, au nombre de 25, ayant ratifié la convention, ainsi que des scientifiques et des associations. Dans le cadre de cette 9e rencontre, la Collectivité Territoriale de Guyane accueillait, ce vendredi 17 mars 2017, une réunion intergouvernementale, présidée par la Ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer, chargée des relations internationales sur le climat, et Présidente de la COP 21, Ségolène Royal, en présence notamment du Président de la CTG, Rodolphe Alexandre, de la 1e Vice-présidente de la CTG, Hélène Sirder, du Préfet de la région Guyane, Martin Jaeger, et des Parlementaires Serge Patient Antoine Karam et Chantal Berthelot.

 

Signée à Carthagène, en Colombie, le 24 mars 1983, et réunissant 25 Etats riverains de la zone « Grande Caraïbe » la Convention de Carthagène a pour objectif de préserver et de valoriser la biodiversité d’un espace qui s’étend de la Guyane à la Floride, et du Mexique à la Barbade.

Cette convention comprend trois protocoles :

  • la protection des écosystèmes et des espèces, constituant ainsi le volet le plus important de la convention. Il s’agit de lister les espèces et aires marines à protéger totalement ou dont il faut surveiller l’évolution.
  • la prévention et la réduction des pollutions en mer issues de sources terrestres (eaux usées, activités industrielles agriculture…). Ce volet se focalise sur le développement durable, l’alliance entre la mise en valeur des ressources naturelles et la croissance économique.
  • la lutte contre les pollutions par les hydrocarbures en mer. Ce dernier protocole concerne la coopération entre les Etats parties pour organiser une réaction régionale efficace en cas de marée noire.

La sauvegarde et la protection des océans sont devenues une priorité mondiale. En effet, constituant une véritable richesse en termes de biodiversité et jouant un rôle majeur dans la régulation climatique, ils sont les premiers touchés par le réchauffement climatique et les activités humaines.

S’inscrivant ainsi dans une dynamique de mobilisation internationale pour les océans, cette 8e édition de la COP de la Convention de Carthagène a eu pour objectif de faire le point sur le programme pour l’environnement des Caraïbes 2015-2016, de mener une réflexion et de définir le plan de travail du programme de protection et de mise en valeur du milieu marin de la région Caraïbe, ainsi que le budget, jusqu’en 2018.

Il s’agissait également de prendre des décisions telles que la protection de nouvelles espèces animales dans le périmètre de la convention (certaines espèces de raies, de requins…).

Le segment ministériel a, quant à lui, permis d’aboutir à une déclaration commune des représentants des gouvernements de la grande région Caraïbe, la déclaration de Cayenne, dans laquelle chacun s’engage à prendre les mesures nécessaires et appropriées pour prévenir, réduire et maîtriser la pollution marine, notamment la pollution plastique ; à agir en faveur de la conservation de la biodiversité de la grande région des Caraïbes ; à renforcer la coopération scientifique ; à encourager les mesures visant à réduire la pollutions par les navires en mer.

Cette déclaration permettra d’accélérer la préservation et la valorisation de la biodiversité de la zone Caraïbe.

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