10 juin 2019 : commémoration de l’abolition de l’esclavage

Ce 10 juin 2019 est célébrée l’abolition de l’esclavage en Guyane proclamée en 1848.

Cette journée dédiée au souvenir de la libération et visant à célébrer cette date fondamentale pour la Guyane a commencé par un traditionnel dépôt de gerbe au rond-point Adélaïde Tablon et s’est poursuivie au jardin botanique par une cérémonie rendant hommage aux esclaves et Marrons de Guyane en présence de Rodolphe Alexandre, Président de la CTG, de Jean-Marc Ayrault, ancien Premier Ministre et Président de la Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions, de Christiane Taubira, ancienne Garde des Sceaux et de plusieurs officiels, institutionnels et associations.

Ce 10 juin 2019 se poursuivait ensuite au jardin botanique, ce lieu symbolique qui accueille les stèles aux noms des esclaves 13 000 libérés de Guyane devenus citoyens de la République.

Après avoir apprécié deux chansons du répertoire de la chorale de Francis Nugent, le public a pu suivre les différents  discours protocolaires.

Dans sa prise de parole, Rodolphe Alexandre a tenu à exprimer sa gratitude quant à la présence de Jean-Marc Ayrault dont ces journées étaient placées sous son haut patronage, et de celle qui est a l’origine de la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité, Christiane Taubira.

Il a tenu à remercier toutes les personnes présentes ce jour, aussi bien les associations qui travaillent à ce partage culturel au quotidien que les historiens bénévoles sans qui les noms des esclaves guyanais ne seraient pas connus aujourd’hui. Un travail fondamental permettant à chacun de se souvenir. Il s’agit là de la reconnaissance des origines des guyanais, afin qu’ils s’approprient leur histoire.

Enfin, lors de son allocution il est revenu sur l’importance de revoir les programmes scolaires pour le devoir de mémoire de l’esclavage, trop longtemps passé sous silence.

Christiane Taubira, ancienne Garde des Sceaux a, lors de sa prise de parole, récité un poème du recueil de Léon Gontran Damas. Elle a félicité les citoyens face à leur aptitude à faire front et leur capacité à résister aux inepties de comparaisons de tragédies humaines avant de rappeler le lourd chantier qu’est celui de la réparation, passant par plusieurs étapes et notamment la mise en lumière de l’apport culturel.

Jean-Marc Ayrault, ancien Premier Ministre et Président de la Mission de la mémoire de l’esclavage, des traites et de leurs abolitions, s’est dit honoré d’avoir été convié à la 171ème commémoration de l’abolition de l’esclavage en Guyane.

Il a rappellé que c’est la diversité des territoires qui a marqué l’histoire de la France et que les récits de luttes et de résistances font partie intégrante de cette histoire et, qu’ à ce titre qu’il faut poursuivre ce travail de mémoire de l’esclavage.

Après avoir salué la mémoire de nombreux guyanais, tels que Félix Eboué ou encore Gaston Monnerville, il a appelé à se remémorer les Marrons de Guyane en ce jour de célébration.

Enfin, il s’est dit réjouit de la signature de la Collectivité Territoriale de Guyane au protocole d’adhésion de la Fondation pour la Mémoire de l’esclavage, qui permet au territoire d’être impliqué en tant que membre fondateur de la fondation pour que nous soyons unis dans la République.

Après les différentes allocutions, l’hommage s’est poursuivi au rythme des tambours, des danses traditionnelles et des textes culturels  commémoratifs avec l’association Kaz Artistik (Hermina Duro), les slameurs de doubout collectif, le groupe amérindien Aya wandé, le groupe Black Aluku, ou encore le groupe créole les Lauriers Roses.

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