XIe CMT France – Brésil : la CTG dévoile ses ambitions en matière de coopération numérique

Dans le cadre de la XIe réunion de la Commission Mixte Transfrontalière France-Brésil qui s’est déroulée le 3 et 4 juillet à Macapá, la Collectivité Territoriale de Guyane a tenu à intervenir sur de nombreux sujets, comme par exemple à propos de ses ambitions en matière de coopération numérique avec l’état brésilien de l’Amapá.

En effet, dans le domaine numérique, la coopération franco brésilienne recèle un trésor d’opportunité susceptible de devenir un exemple d’excellence en la matière. Car, cela est suffisamment rare pour être souligné, cette coopération transfrontalière numérique est susceptible d’être unique en son genre car elle pourrait se déployer dans les trois dimensions, sur terre, sur mer et dans les airs.

En mer, la Guyane développe un ambitieux projet de lien numérique direct avec l’Europe est en train de construire la première autoroute de l’information directe avec l’Europe continentale. Ce projet est emblématique de la coopération naturelle entre la Guyane et le Brésil qui existe d’ores et déjà puisque le projet de câble sous-marin guyanais vient naturellement s’appuyer sur un câble transatlantique brésilien reliant Santos au Portugal. À cette coopération naturelle, une coopération stratégique et politique de plus long terme pourrait être initiée pour développer une liaison commune de l’Amazonie brésilienne à partir de la Guyane française vers la Colombie et plus loin vers le Pacifique. L’infrastructure mise en place par la Guyane correspond à ce dessein et le Brésil et surtout l’Etat de l’Amapa pourrait y être associé afin de réussir le premier bouclage numérique complet du continent sud-américain.

Dans les airs, la Guyane va, l’an prochain, lancer et acheter un satellite afin de disposer de ses propres communications sur l’ensemble de son territoire. La collectivité de Guyane sera propriétaire de cette charge utile satellitaire et agira en qualité d’opérateur d’opérateurs de télécommunications en garantissant un prix de gros abordables, transparent et égal entre tous les opérateurs, ce qui in fine garantit le plus bas prix de communication pour les usagers. La Guyane est l’état de l’Amapa pourrait tout à fait engager une réflexion pour ouvrir cette offre aux opérateurs brésiliens et plus encore à ses services publics afin d’assurer une continuité du service sur le territoire amazonien et un accès à des prix abordables pour les sites isolés.

Enfin, sur terre, la Guyane a construit et dispose d’une infrastructure de télécommunication hertzienne puissante et complète tout au long de l’Oyapock. Cette dorsale numérique ne peut se concevoir que comme une infrastructure de coopération ne marquant pas une frontière physique mais un axe de coopération technique et humain. Là aussi, la collectivité de Guyane intervient comme opérateur d’opérateurs en garantissant l’égal accès, la neutralité technologique et la transparence des prix. Il pourrait tout à fait être envisagé d’héberger sur cette infrastructure des opérateurs brésiliens ou des services gouvernementaux pour offrir une couverture sécurisée de l’Oyapock dans un mutuel intérêt. Il faut en effet souligner qu’avec cette infrastructure hertzienne terrestre, la dorsale littorale propriété également de la collectivité de Guyane et le futur câble sous-marin transatlantique, pour la première fois une continuité territoriale numérique complète permet à tout habitant de l’Oyapock d’avoir une liaison directe avec l’Europe continentale.

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