[Trafic de Stupéfiants en provenance de Guyane] Présentation du Rapport de la Mission d’Information portée par le Sénateur Antoine Karam

Se déroulait ce lundi 21 septembre 2020, à l’Hôtel Territorial, en présence de Rodolphe Alexandre, président de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG), une réunion de présentation du rapport de la mission d’information sur le trafic de stupéfiants en provenance de Guyane porté notamment par Antoine Karam, sénateur de Guyane.

La rencontre était organisée à l’Hôtel Territorial suite à la sollicitation du Sénateur Karam. Étaient également conviés le vice-président du Grand Conseil Coutumier, Bruno Apouyou, des personnalités de la société civile et des associations citoyennes telles que « Trop Violans ».

Les participants ont longuement  échangé sur le rapport intitulé : «  Mettre fin au trafic de cocaïne en Guyane : l’urgence d’une réponse plus ambitieuse ».

 

Recommandations de la mission sénatoriale

Face à la problématique du trafic de drogue en Guyane et plus particulièrement des mules, le sénateur a tenu à revenir sur les recommandations faites par la mission, à savoir :

  1. Renforcer et optimiser la politique répressive pour dissuader le trafic
  2. Doter la politique de lutte contre le trafic de stupéfiants d’un volet social ambitieux, notamment en termes de prévention et de réinsertion
  3. Renforcer la coopération internationale

Les participants présents ont remercié le sénateur pour l’organisation de la réunion puis ont indiqué que le rapport avait le mérite de dire les choses et de faire le constat d’une réalité. Les participants sont ensuite revenus sur plusieurs actions déjà menées en Guyane : l’association Trop Violans a notamment évoqué les actions de sensibilisation menées à destination des jeunes.

 

Le volet de l’insertion des jeunes

Le président de la Collectivité Territoriale a indiqué :

  • partager les solutions proposées pour les volets, prévention, insertion, répression
  • et travailler quotidiennement notamment sur le volet insertion des jeunes.

« Nous avons joué notre rôle, la Collectivité ayant la compétence de la formation, nous finançons des formations dans les prisons, celles-ci visent à participer à la réinsertion de nos jeunes, à qui il faut montrer qu’il y a de l’espoir, que l’on peut s’en sortir, par le travail. Je pense qu’il serait opportun de créer un comité à ce propos, nous pourrions d’ailleurs convier plusieurs acteurs à participer tels que les capitaines et chefs coutumiers, le préfet, une délégation d’élus, le Ceseceg, des associations…

Nous avons lancé la maison de l’enfance à caractère social, un projet qui devrait permettre de freiner cette délinquance, je suis tuteur de 742 enfants, et je prends cette mission très au sérieux, nous devons travailler ensemble pour endiguer ce fléau », s’est exprimé Rodolphe Alexandre.

Suite à l’intervention du président, Antoine Karam a déclaré :

« Je retiens que la Collectivité s’engage aux côtés des associations »

Le capitaine Apouyou a clôturé les échanges en insistant sur le rôle des recruteurs, commanditaires à l’origine de ces trafics.

Le président de la Collectivité Territoriale de Guyane devrait rencontrer prochainement Marc Del Grande, préfet de la Guyane sur ce sujet et les échanges de la matinée.

 

Lire le rapport

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